mardi 29 mars 2016

Saint-Barthelemy




Saint- Barthelemy
17° 53,95’N
062° 51,50’W
17 – 23 mars 2016

Un peu d’histoire : Christophe Colomb découvrit l’île et lui donna le prénom de son frère Bartholomeo. Vers 1665, une centaine de paysans venus de l’ouest de la France adoptèrent Saint Barthélémy. Mais en 1784, Louis XVI céda le tout, l’île et ses 600 paysans, à la Suède. Les Suédois firent de Gustavia un port franc. Puis un siècle plus tard, les guerres étant terminées, un gouverneur suédois se retrouva embarrassé avec cette île et ses paysans toujours penchés sur leurs maigres cultures, qui ne rapportaient pas grand chose. Il renégocia avec la France qui accepta de la racheter en 1877 et récupéra ses Normands. Cette île demeure différente par son histoire car elle est demeurée peu métissée. À St-Barth, on ignorait l’importation de la main-d’œuvre africaine.

Le St-Barth du XX1e siècle nous offre une autre facette, celle d’une île qui accueille les milliardaires. En effet, dans le port de Gustavia on pouvait admirer des voiliers de grand luxe faisant jusqu’à 60m de longueur et autres mégayachts. Ils s‘étaient donné rendez-vous pour la Bucket Regata, une course entre ces géants de la voile. Les voir évoluer, des dizaines à la fois avec des équipages comptant jusqu’à 35 membres, était tout un spectacle! L’arrivée par la mer présente un beau coup d’œil, autour du port s’alignent de jolies maisons aux toits rouges, conjuguant le style créole ainsi que les marques du passé suédois. Aussi, on aperçoit au loin de luxueuses villas bien intégrées dans la végétation, camouflées sur les flancs des collines. La promenade autour du port est bien agréable, on y trouve des boutiques de luxe, restaurants, bars, cave à vin…pour portefeuille bien garni! Comme disait un passant : « Ici à St-Barth, on respire d’une seule narine, car même l’air est cher…». Puis, les formalités de douane et autres considérations pratiques étant terminées (épicerie, etc.), nous laissons la rade de Gustavia pour l’anse du Grand Colombier, un endroit plus paisible.

Les géants de la voile lors de la Bucket Regata

Le joli port de Gustavia

Nous sommes là...

La promenade sur le port de Gustavia

Un rappel historique du passé suédois

L'attente des colis à St-Martin



Grand étang de Simson Baai
Île de St-Martin
Du 2 janvier au 13 mars 2016

En attente des colis, nous nous trouvons de multiples occupations. Entre autres, Daniel fait du jogging pendant que Suzanne squate la piscine de l’hôtel en face de notre mouillage dans le lagon. Aussi, nous explorons en matière culinaire les produits locaux, comme la banane plantain et la christophine. Alors, la banane en version salée pour accompagner un poulet Korma a été une belle variante au menu. Par contre, la christophine est plutôt fade et exige une longue préparation. Dans notre cas, nous n’avons pas très bien réussi l’expérimentation de ce légume qui se rapproche de la pomme de terre au goût, mais qui diverge dans sa présentation. 
La banane plantain

Grillée et saupoudrée de sel de Guérande, délicieux!

Préparation de la christophine

Machine à mettre sous-vide pour la congélation des aliments

Daniel attend les colis

Suzanne attend Daniel à la piscine

mercredi 24 février 2016

Lagon de Marigot ( St-Martin)



Lagon de Marigot
St-Martin
18°01,27N
062°27,46W

Un court résumé de ces dernières semaines qui ont été occupées essentiellement à terminer les travaux d’amélioration sur le bateau : électricité, électronique, esthétique et plomberie ont été à l’ordre du jour. Afin de bénéficier d'un plan d'eau protégé de la houle du large, nous nous sommes déplacés du côté de la lagune. Cet endroit nous permet de travailler et de dormir sans être constamment bercés par les caprices du vent du nord qui amène une mer houleuse. Fréquenté par de nombreux voiliers québécois nous échangeons des services et de l'information bien utiles ainsi que de joyeux moments à l'heure de l'apéro.
Daniel a encore eu du plaisir à monter dans le mât! Il faut spécifier que nous avons développé une technique avec l’aide du guindeau qui facilite la montée comme en ascenseur, épargnant ainsi les gros muscles de Suzanne…  Aussi, notre second réservoir de 340 litres d’eau est opérationnel, en effet il est maintenant connecté au dessalinisateur. Nous avons pu expérimenter de faire notre lessive à bord en utilisant le "bâton qui respire" ainsi que le tordeur. Nous ne manquons pas d’espace pour étendre les draps.  Le vent et le soleil étant très présents sous nos latitudes, en un rien de temps tout notre lavage était sec. Il faut mentionner que dans les îles des Antilles le coût d’une lessive normale dans une laverie est de 30Euros (environ 45,00$).  
Le carnaval et le mardi-gras sont des événements annuels organisés dans la plupart les îles des Antilles. Nous sommes allés avec des amis à Grand-Case  voir un défilé sous les étoiles. Musique, danses et spécialités créoles étaient au rendez-vous!
Puis, durant cette escale sur Marigot Suzanne a repris ses cours de conduite de l’annexe. Le démarrage du moteur est devenu d’une simplicité étonnante. Donc, l’autonomie et la sécurité sont assurées par un second chauffeur sur Marinade!
Nous sommes toujours en attente des colis des USA et du Québec qui tardent à rentrer à St-Martin. Dès leur arrivée, nous lèverons les voiles en direction du sud. Retour sur l’île Fourchue, ensuite Tintamarre, St-Barth et Antigua seront nos prochaines destinations.


Et c'est reparti pour un tour en haut!

C'est Suzanne qui tient les drisses...Descend ou descend pas...

Journée de lessive-Une bonne moyenne au bâton

Le tordeur, comme grand-mère!

La corde à linge

Soirée de «Mardi Gras» à Grand Case

Apéro avec Vasco et Zoya du voilier Lagoona

La vedette «Mousse» , Jocelyne et Yves du voilier Musique
Suzanne à la barre de son bolide

L'internet sous les palmiers

C'est la vie en arc-en-ciel à bord de Marinade!

jeudi 28 janvier 2016

Île Fourchue

île Fourchue
St-Barthélemy
Une image vaut mille mots!
île Fourchue, inhabitée aux collines arides

Raphaëlle doit déployer toutes ses forces

Tobias aux manœuvres

Promenade sur l'île

Daniel au sommet

On nous reçoit à bord, version Raphaëlle et Tobias

Nos deux invités nous concoctent cet excellent plat

En plongée, un vrai aquarium!

Un endroit de rêve
Mon capitaine bienheureux retraité

St-Martin



St-Martin
Du 4 au 30 janvier 2016
18°06,55N
063°03,27W
Baie de Marigot

Vive la France! Suite à plusieurs semaines dans les eaux et territoires américains et britanniques, nous sommes fort heureux de retrouver croissants, baguettes, fromages …on se délecte du côté des îles françaises. La baie de Marigot offre un mouillage intéressant pour toutes les facilités, nous trouvons tout à proximité : les restos, les pâtisseries, le marché, la laverie, les boutiques. Certains soirs, dans la baie un band aux sonorités africaines nous accompagne lors de notre souper. Dans les rues, on peut entendre parler français, anglais, créole et espagnol.
Après le départ de Raphaël,  nous accueillons Raphaëlle (fille de Suzanne) et son copain Tobias pour un court séjour à bord de Marinade. Ensemble, nous élaborons notre plan de navigation afin de concilier terre et océan : visite de l’île d’Anguilla, l’île Fourchue, l’île de Saba, apnée, marche et surf sont au programme.
De la baie de Marigot nous pouvons apercevoir  l’île d’Anguilla. Nous l’avions visitée en 2010 et apprécié la plongée en apnée à Sandy Island. Quelques années plus tard, nous devons reconnaître que ce petit coin jadis tranquille s’est développé en étalement urbain. De plus,  malheureusement, les parcs marins protégés ne sont pas entretenus. Déception également lors des plongées sur Priclkey Pear, les coraux en bordure de la barrière de corail, sont peu intéressants.
 À notre retour d’Anguilla, nous avons changé notre plan de navigation pour contribuer aux recherches d’un appel radio Mayday, car un catamaran avec 2 personnes à bord avait chaviré près de notre zone de navigation et celui-ci demandait de l’aide. Silence radio et tout l’équipage scrutait attentivement l’horizon. Dans le canal d’Anguilla (le passage entre Saint-Martin et Anguilla), nous effectuons des allers-retours afin d’apercevoir les naufragés. En fin d’après-midi, le CROSSAG annonçait la fin des recherches. Les deux disparus étaient finalement sains et saufs.
En raison de cet imprévu, nous annulons la visite de Saba. Retour sur Marigot pour faire le plein de victuailles et nous remettons les voiles, cap sur l’île Fourchue. Une navigation facile de 3 heures, bon vent, bon équipage, nous retrouvons cette jolie île déserte visitée en 2010. Les frégates et autres oiseaux de mer, en grand nombre, nichent sur les rochers. Dans l’eau, nous pouvons apercevoir fréquemment des tortues. Nous profitons de l’endroit pour nous délier les jambes et admirer la vue du haut du sommet. Aussi, l’endroit offre un très beau snorkeling. Cette fois nous ne sommes pas déçus. En effet, la faune et la flore sont intactes et d’une grande beauté, nous avons pu observer une très belle variété de poissons, c’est l’enchantement!
Puis, après ces belles vacances en bonne compagnie de nos deux sympathiques marins, nous reprenons l’entretien du bateau. Des achats à faire à St-Martin pour compléter quelques équipements. Aussi, nous prenons du bon temps avec les amis-voileux lors des 5 à 7, échanges d’informations, anecdotes, conseils et entraide font partie de la vie de marin. Nous reprendrons la navigation au début de février vers St-Barthélemy.
Le fort Louis donnant sur la baie de Marigot

Nous ne sommes pas seuls!

Le marché de Marigot

Vue de notre mouillage sur la baie de Marigot


dimanche 10 janvier 2016

Anegada



Anegada
Îles Vierges Britanniques


De St-Croix nous faisons une escale pour la nuit à Cooper Island, où nous pouvons faire un très beau snorkeling, et reprenons la mer cap sur Anegada. Quelques grains occupent notre traversée, nous obligeant à prendre 1 ou 2 ris dans la voile (réduction de la voilure) et à réduire le solent (voile avant) afin d'assurer notre sécurité, car ces pluies apportent des vents parfois violents. À notre arrivée, nous constatons que nous ne sommes pas les seuls à rechercher cet endroit, en effet, plus d'une trentaine de bateaux sont au mouillage. La plupart de ces bateaux sont des charter, de gros catamarans venant de Tortola.

Anegada est une petite île des vierges britanniques insérée dans une immense barrière de corail au nord de Tortola. Elle offre seulement deux baies protégées, car le tour de l’île forme un véritable piège à qui s’aventure sans surveiller les hauts fonds et les pâtés de coraux. Une partie de l’île est occupée par des lagons, bordée par des palétuviers où l’on peut apercevoir des flamands roses à cette période de l’année.

Quelques restaurants et petits hôtels modestes accueillent les touristes en bordure d’une magnifique plage de sable fin. Au menu, poissons et langouste composent les mets principaux. Nous nous sommes délectés de ce crustacé le soir du  nouvel an, sous la brise chaude et le clapotis des vagues. Oh, que le paradis n'est pas loin!

Pour notre plongée en apnée, malheureusement les fonds où nous nous trouvions étaient pauvres, la plupart des coraux étant morts. Espérons qu'il n'en est pas de même tout au long de cette barrière de 10 miles de longueur. Nous avons été très déçus puisque selon nos lectures l’endroit demeurait prometteur! Par contre, une partie de l’île est déserte et permet de longues marches en bordure d’une mer turquoise.

Un peu de rêve...

Restaurants, petits hôtels bordent le rivage

Tenue de gala pour la soirée du nouvel an!

Marche le long de la plage déserte